P ierre au Pays des Merveilles Artificielles.
____Je ne fais plus mon people, je ne cours plus de soirée en soirée, je ne passe plus mon temps à errer sur Paris dans le but d'entretenir ma vie sociale superficielle.
Je ne défile plus dans Paris, une bouteille à la main, les lunettes de soleil cachant la moitié de mon visage, pour attirer les regards & flatter mon égo. Je ne suis plus invité dans les soirées hype, où les jeunes bobo (pseudo bobo) croient vivre la vie de rock star, copiant Doherty & compagnie.
Ceux qui m'ont connu & qui analysent mon parcours doivent penser que j'ai désormais une vie fade & sans fond. Mes sorties dans la capitale se font de plus en plus rares, voir exceptionnelles, ce qui est surprenant étant donné que j'y passais mes week end il y a encore peu de temps.
Malheureusement, lorsqu'on a entretenu sa vie à l'image de sa personnalité pas vraiment réelle, on tombe de haut.
On balaye les quelques paillettes restantes éparpillées sur le sol, on éteint les projecteurs à la lumière chancelante & on finit les verres euphorisants à moitié vide. Les amis deviennent des connaissances & les connaissances finissent par disparaître, comme tout le reste. Il faut se tourner vers ceux qui ne nous ont pas totalement bannis de leur existence. J'ai eu la chance de toujours avoir deux classes d'amis, les superficiels & les réels, autrement dit, ceux de Paris & ceux de ma ville. Les seconds m'ont toujours plus ou moins ouvert les bras lorsque les autres prenaient la voie du Paradis artificiellement glamour.
C'est beau la vie sans la fioriture ambiante. On se recentre sur sa personne (comme si ce n'était pas suffisant) & on profite de tous les moments. La solitude est plus présente, mais elle aide à avancer. On trouve de nouvelles occupations, autres que les photos, les ragots & les groupies.
J'aime être seul chez moi, écouter d'anciens groupes oubliés, devant une toile vierge, à esquisser des formes étranges, sous l'effet de cigarettes illicites. Penser à tout & n'importe quoi, appeler une amie, rire de tout & n'importe quoi & essayer tout & n'importe quoi, en confiance.
Un jour peut-être les projecteurs se rallumeront faiblement & les paillettes retomberont sur mes épaules. Au moins, je saurai quelles erreurs ne plus refaire.
Je ne défile plus dans Paris, une bouteille à la main, les lunettes de soleil cachant la moitié de mon visage, pour attirer les regards & flatter mon égo. Je ne suis plus invité dans les soirées hype, où les jeunes bobo (pseudo bobo) croient vivre la vie de rock star, copiant Doherty & compagnie.
Ceux qui m'ont connu & qui analysent mon parcours doivent penser que j'ai désormais une vie fade & sans fond. Mes sorties dans la capitale se font de plus en plus rares, voir exceptionnelles, ce qui est surprenant étant donné que j'y passais mes week end il y a encore peu de temps.
Malheureusement, lorsqu'on a entretenu sa vie à l'image de sa personnalité pas vraiment réelle, on tombe de haut.
On balaye les quelques paillettes restantes éparpillées sur le sol, on éteint les projecteurs à la lumière chancelante & on finit les verres euphorisants à moitié vide. Les amis deviennent des connaissances & les connaissances finissent par disparaître, comme tout le reste. Il faut se tourner vers ceux qui ne nous ont pas totalement bannis de leur existence. J'ai eu la chance de toujours avoir deux classes d'amis, les superficiels & les réels, autrement dit, ceux de Paris & ceux de ma ville. Les seconds m'ont toujours plus ou moins ouvert les bras lorsque les autres prenaient la voie du Paradis artificiellement glamour.
C'est beau la vie sans la fioriture ambiante. On se recentre sur sa personne (comme si ce n'était pas suffisant) & on profite de tous les moments. La solitude est plus présente, mais elle aide à avancer. On trouve de nouvelles occupations, autres que les photos, les ragots & les groupies.
J'aime être seul chez moi, écouter d'anciens groupes oubliés, devant une toile vierge, à esquisser des formes étranges, sous l'effet de cigarettes illicites. Penser à tout & n'importe quoi, appeler une amie, rire de tout & n'importe quoi & essayer tout & n'importe quoi, en confiance.
Un jour peut-être les projecteurs se rallumeront faiblement & les paillettes retomberont sur mes épaules. Au moins, je saurai quelles erreurs ne plus refaire.
